Le phonographe et ses applications - Texte 1

Le phonographe a ceci de particulièrement merveilleux qu’il peut être employé pour écouter des cylindres édités et en même temps pour capter, conserver et reproduire la voix en direct. Il permet également de recommencer l’enregistrement autant de fois que souhaité : il suffit de raboter la surface gravée et de replacer le stylet du diaphragme[1].

L’idée de l’enregistrement du son en tant que dispositif indépendant du téléphone commence à émerger lorsque, dans son carnet de laboratoire, Edison reporte, sur un feuillet daté du 18 juin 1877, le croquis d’un appareil formé par deux rouleaux sur lesquels se déroule une bande de papier paraffiné. Un microphone « Bell » est placé au-dessus du premier rouleau, et le stylet est fixé sur le diaphragme de cet enregistreur. De façon identique est constitué le lecteur installé au-dessus du deuxième rouleau. Le 29 novembre 1877, Thomas Edison dessine dans son carnet de laboratoire un autre appareil. Ce « phonograph » n’est plus formé que d’un cylindre métallique horizontal, monté sur un axe fileté. Par le biais d’une manivelle, le cylindre est entraîné selon un mouvement hélicoïdal, et l’enregistrement s’effectue sur une feuille d’étain enroulée sur l’axe cylindrique. Le même jour, il confie ce schéma à son collaborateur John Kruesi. L’équipe de l’atelier de mécanique construit « matériellement » un premier prototype entre le 4 décembre et le 6 décembre 1877, date à laquelle l’équipe procède aux premiers essais.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

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© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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Identifiant

ark:/17444/95420n/3781

Date de modification de la fiche

2022-10-11

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