Couper - Texte 4

Mais cette opération doit également tenir compte du virage/teintage, car « on groupe les négatifs dont les positifs doivent être virés et teintés de même manière[1] ». On fabrique donc des rouleaux de négatifs, chacun réunissant, en fonction de son ordre dans le futur récit filmique, les tableaux destinés à être virés/teintés de la même couleur.

Ces rouleaux doivent ensuite être découpés pour que les fragments soient remis dans l’ordre définitif du récit, en alternance avec des bouts virés/teintés différemment, afin d’établir les positifs d’exploitation – un assemblage qui a lieu au service du « montage » ou de la « vérification ». On ne coupe donc pas que pour monter, mais aussi pour démonter, en vue d’un assemblage temporaire destiné aux diverses opérations photographiques (tirage, teintage, etc.). Cet assemblage subit à son tour diverses coupes, afin de remettre chaque positif dans le bon ordre. Par conséquent tous les positifs d’exploitation de la période du cinéma dit muet comportent-ils des collures.

Identifiant

ark:/17444/882409/6563

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