Outils graphiques - Texte 6

Le problème principal que rencontrent ces animateurs est celui de l’adhésion de l’encre ou de la peinture sur la pellicule transparente : il s’agissait notamment de « faire tenir […] les encres de couleur qui avaient tendance, comme sur toute surface lisse, à se rétracter[12] ». Là encore, même si les descriptions de la technique par McLaren lui-même donnent à entendre la possibilité d’une unicité des usages et des outils, ce constat ne résiste pas à la confrontation à d’autres écrits de ce même cinéaste mettant en valeur certaines de ses expérimentations. Ainsi, là où McLaren préconise par exemple l’utilisation de pinceaux et « d’encre de Chine noire, indélébile (la marque Higgins donne d’excellents résultats)[13] », il a également pu insister sur diverses possibilités de travail sur la pellicule transparente, comme lors de ses expériences sur Fiddle-de-dee (1947), film pour lequel il s’agissait de peindre

souvent des deux côtés [de la pellicule], avec de l’acrylique, de l’encre et des vernis transparents. Les trames visuelles furent obtenues au moyen de coups de balai à raies ou à pointes, en grattant la couleur, en passant des lambeaux d’étoffes variées sur la pellicule encore humide de couleur, en vaporisant la couleur sur le support, en mélangeant deux vernis de composition chimique différente comme des teintures solubles dans l’alcool et dans la cellulose. Un vernis fut étendu sur la pellicule et, tandis qu’il était encore mouillé, un autre lui fut ajouté, de façon à créer des formes et des trames différentes, comme cela se passe quand on mélange des couleurs à l’huile et à l’eau[14].

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Hoffmann, Chloé

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/80713r/89

Date de modification de la fiche

2021-02-19

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