Le passage au numérique : les tables de mixage - Texte 3

Même si des systèmes d’enregistrement numérique commencent à être utilisés dans les années 1980 (avec le Sony PCM-F1 en 1981 ou le DAT en 1987), puisque les salles utilisent surtout des pistes optiques, le mixage change peu. Mais des tables de mixage très performantes sont proposées, comme le Sonosax SX-S en 1983 et le Cooper CS-106 en 1989. En 1989-1990, KODAK-ORC présente le système CDS. Le procédé ne sera jamais exploité commercialement, et Kodak laissera le champ libre à Dolby et à DTS, déjà fortement engagés dans l’enregistrement numérique sur film.

En 1992, le Nagra D permet d’enregistrer sur quatre pistes numériques avec une grande qualité. Cela entraîne la production de tables de mixage multipistes numériques, comme la Deva en 1996, qui permettent des transferts vers des logiciels de montage du son. Autour de 2000, les tables de mixage numérique se multiplient. L’évolution principale au fil des années pour le mixage de films a été la capacité à mémoriser les actions des mixeurs, et donc à les reproduire fidèlement « passe après passe » de mixage… Dans les années 1980-1990, ce sont les faders qui ont été motorisés, acquérant la capacité de reproduire un mouvement généré par le mixeur, pour aboutir au système « total recall », où tous les boutons – faders – sont automatisés et rejouent les actions des mixeurs.

Aujourd’hui les « tables de mixage » sont des logiciels utilisés sur de puissants ordinateurs, par exemple le logiciel Pro Tools sur des consoles comme Avid ICON D-Control. Le système Cantar, mis au point par Jean-Pierre Beauviala et sa firme Aaton, à Grenoble, continue de fournir du matériel performant, comme la console Aaton Cantaress. On peut refaire un mixage « à l’infini », puisque les systèmes numériques permettent de modifier chacun des sons d’un film. En France, en moyenne, le temps de mixage est de trois à cinq semaines dans les années 2010.

On peut distribuer les pistes sur les différents canaux dans la salle de cinéma. Toutes les pistes sonores enregistrées lors du tournage et les sons ajoutés lors du montage du son (ambiances, sons seuls, effets, bruitages créés pour le film, postsynchro des acteurs, musique) sont ensuite mixés dans un auditorium. Ce n’est pas la même personne qui s’occupe du mixage (dont est chargé le mixeur) et des étapes précédentes (dont sont responsables l’ingénieur du son sur le plateau, l’ingénieur du son responsable de l’enregistrement des doublages et des bruitages, et le monteur son).

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/79346x/5348

Date de modification de la fiche

2023-02-28

Se conforme aux schémas

Est un média associé au contenu

Export