Le passage au numérique : les tables de mixage - Texte 1

Le mixage du son a évolué de façon fondamentale entre les années 1930 et les années 2000. Les toutes premières tables de mixage, appelées en français « mélangeurs », ne permettaient que de mélanger une piste de voix, une piste de bruitage et une piste de musique sur support optique (un film 35 mm). La plupart des systèmes de mixage des années 1930 étaient fabriqués par les entreprises américaines RCA et Western Electric, qui produisaient également des équipements pour téléphone, disque et radio. Ce son optique reste dans les studios de cinéma jusque dans les années 1950.

Avec le développement des enregistreurs magnétiques de type Nagra, dans les années 1950, il devient beaucoup plus simple d’enregistrer des sons n’importe où en extérieur. Sur ces magnétophones portables, on peut connecter de petits appareils qui mélangent déjà quelques pistes, sur le plateau de tournage, comme le MT 36 de Girardin, fabriqué en France[1]. Ces « mixettes », comme celle fabriquée par Paudex, à Lausanne, pour Nagra en 1960, sont des pupitres de mixage, transportables, qui se fixent sur le magnétophone. Il n’y a alors que trois entrées pour les micros, chacune d’elles présentant des réglages de niveau et d’atténuation des graves[2]. Mais ces éléments n’ont rien à voir avec les tables de mixage, bien plus imposantes, qui apparurent dans les auditoriums.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés

Licence

Identifiant

ark:/17444/79346x/4416

Date de modification de la fiche

2022-06-24

Se conforme aux schémas

Est un média associé au contenu

Export