Concevoir un décor, du chef décorateur au production designer - Texte 3

Comme dans ces éléments du film Bolero, Aguettand étudie dans toutes ses maquettes, plus proches de croquis perspectifs, l’implantation du lieu selon les prises de vues, les choix de lumière et les déplacements des acteurs. « Point de départ concret pour l’ensemble des techniciens du tournage[3] » et aperçu fidèle d’un espace de travail, les plans suscitent ainsi le dialogue entre chaque chef de poste, que ce soit l’ingénieur du son, le chef opérateur ou le responsable de la lumière. Ces esquisses sont finalement « à l’action ce qu’est le tracé au jeu de marelle, l’échiquier au jeu d’échecs[4] ».

Alexandre Trauner, chef décorateur contemporain d’Aguettand, se tourne, quant à lui, vers l’art du décor de cinéma sous l’égide de Lazare Meerson (1897-1938[5]) au début des années 1930. Selon ses propos, les décors sont « la première matérialisation de ce qui n’était auparavant qu’imagination[6] ». Avant de réaliser les plans, et après une étude attentive du scénario, Trauner entreprend des recherches : « La documentation, c’est la curiosité. […] Cela se passe pendant les promenades, dans les bibliothèques. […] C’est le moment le plus important du travail[7]. » Le décorateur n’essaie pas de reproduire fidèlement la réalité d’après les livres qu’il consulte, mais de représenter un espace vraisemblable selon une imagerie culturelle évocatrice pour les spectateurs : c’est ce que montrent ses maquettes des décors pour La terre des pharaons.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

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© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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Identifiant

ark:/17444/77979d/4026

Date de modification de la fiche

2022-04-06
2022-09-12

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