Une (plate)forme entre les médias - Texte 1
Aborder des enjeux de définition, qu’ils soient liés aux objets ou aux outils qui les façonnent, est pour nous une façon de repenser le phénomène du webdocumentaire tout à la fois dans l’indétermination et avec les déterminations de son époque d’émergence. « Interactive online documentary » (selon l’auteur de Soul Patron, Frederik Rieckher), « database documentary » (pour l’équipe de développement et les créateurs-usagers du logiciel Korsakow), « documentaire multimédia » (appellation choisie par la plateforme Web de France Télévisions pour l’ensemble de ses propositions), « jeu documentaire » (terme qui marque l’apparition de certaines productions à succès comme Fort McMoney) ou encore « documentaire avec le Web » (dans les propos de son créateur David Dufresne), sont autant de formulations qui, sous le vaste chapeau du « digital storytelling », peuvent se superposer à celle de « webdoc ». Il s’agit alors d’isoler ce à quoi renvoie le terme « webdocumentaire », tout en l’inscrivant dans cette diversité d’appellations et les différentes pratiques documentaires auxquelles elles renvoient.
— Martin Bonnard et Viva Paci
