Le banc-titre - Texte 1
L’étape de photographie des dessins en vue de leur animation future s’avère a priori reposer sur un enjeu simple et essentiel : le contenu de chaque photogramme doit se caler sur le précédent et le suivant afin que le mouvement s’opère de manière fluide et ne « saute » pas d’une image à l’autre (risquant de créer un tremblement dans l’image, ou tout simplement de mettre à mal l’effet phi permettant l’illusion cinétique). Dans cette logique, on comprend que la mise en place d’un dispositif permettant de pallier ces éventuels problèmes de prise de vue soit nécessaire, ce dont le banc-titre s’avère être l’incarnation technique. L’idée est alors de concevoir un appareil complet, intégrant la table sur laquelle sont positionnés les dessins (et sur laquelle sont fixés les tenons de la règle à ergots), les sources d’éclairage, situées en-dessous ou sur les côtés du dessin, et la caméra, fixée à un statif, pouvant donc descendre de haut en bas.
