Le système Bolex - Texte 7

Cette expertise dans le domaine sonore, Paillard tente logiquement de l’allier à celle qu’elle développe en cinéma après la crise économique de 1929. Si les amateurs se préoccupent déjà de sonoriser leurs films, le dispositif « ciné-sonore » Bolex présenté à la Foire de Paris de 1932 entend leur offrir rien de moins que le synchronisme, c’est-à-dire le « spectacle complet chez soi ». Accouplement d’un gramophone et d’un projecteur, ce dispositif relève de l’agrégat d’appareils, mais il fait partie des tentatives précoces d’individualisation du cinéma devenu « parlant ». Ce rapprochement n’est qu’une première étape dans une quête du spectacle total à domicile, qui se poursuit dès 1939 avec le procédé de son sur film dans le projecteur GS.

Automatisme

Le développement technologique du cinéma amateur a largement été porté, depuis ses débuts, par une tendance à la simplification des appareils et à la démocratisation de leur usage. Déjà en 1924, Duclair-Northy, auteur de Pour bien tourner : guide du cinégraphiste amateur, reproche aux caméras dites « amateurs » d’être trop lourdes, trop chères, trop perfectionnées, et en somme incapables de « créer l’amateurisme ». L’auteur s’empresse toutefois de vanter la caméra Pathé-Baby, qui lui semble ouvrir la voie de l’avenir par sa grande simplicité d’emploi. Paillard va d’abord à contre-courant de cette tendance avec sa caméra modèle H. Bien qu’elle soit annoncée comme « la plus simple à manier de toutes les ciné-caméras du monde », elle n’en demeure pas moins un appareil sophistiqué et versatile, destiné à l’amateur éclairé.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/75583p/2383

Date de modification de la fiche

2020-08-20
2022-09-02

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