Le système Bolex - Texte 1

Universalité

Au début des années 1920, la jeune compagnie suisse Bol S. A. entend avoir sa part de succès dans l’économie nouvelle de la projection domestique. Emboîtant le pas à la firme française Pathé, elle formule l’alléchante promesse du « cinéma chez soi ». L’appareil qu’elle commercialise à partir de 1923, le Cinégraphe Bol, prétend « ramasser » plusieurs machines en une : il est vendu tout à la fois comme caméra et projecteur. À cette réversibilité l’appareil associe selon son inventeur la plus grande simplicité : « M. Boolsky nous a déclaré que le fonctionnement de l’appareil était extrêmement simple et qu’un enfant de huit ans […] pouvait obtenir avec le “Bol” des vues parfaitement nettes[1]. »

Une fois l’affaire reprise par Paillard en 1930, le nom Bolex va aussi se faire une réputation sur la base de la flexibilité des appareils. En promouvant un projecteur adaptable à deux formats de pellicule substandard (le 16 mm et le 9,5 mm), Paillard mise sur une innovation capable de la distinguer nettement sur le marché du cinéma amateur. Un chroniqueur de La Nature s’enthousiasme pour cette innovation marquant un pas en direction des appareils « universels », qui élargissent le répertoire des films accessibles en même temps qu’ils comblent « les amateurs privilégiés[2] ». Le projecteur trifilm commercialisé à partir de 1936 affirme cette tendance : il est présenté comme la combinaison de « trois projecteurs réunis en un seul[3] ».

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

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Identifiant

ark:/17444/75583p/2377

Date de modification de la fiche

2020-12-15
2022-09-02

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