Visionner - Texte 2

Ces premières tables lumineuses avaient peu à voir avec le montage, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, puisqu’elles n’étaient pas destinées à visionner des segments de film, mais plutôt à examiner la pellicule elle-même. À cette époque, on ne procédait au visionnage du film qu’au terme (ou presque) de son processus de fabrication : les tableaux de ces films d’une longueur limitée étaient assemblés en fonction d’un plan pré-établi transmis aux différents ouvriers et ouvrières en charge des diverses opérations de laboratoire, et le résultat était ensuite projeté devant les responsables de la production pour acceptation, modification ou rejet.

Avec l’allongement progressif du métrage moyen des films, l’évaluation de la pertinence des essais d’assemblage avant finalisation devenait de plus en plus importante. Les films plus longs nécessitaient en effet d’être visionnés plusieurs fois, souvent en plusieurs parties (puisque tous les assemblages expérimentés devaient être évalués); ce qui induisait alors la multiplication d’allers-retours entre le lieu de l’assemblage et la salle de projection.

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ark:/17444/752454/6569

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