Marquage chronométrique - Texte 9
Aussi, les premiers usagers et défenseurs du marquage chronométrique se situent-ils du côté de l’industrie audiovisuelle. Dès la fin des années 1970, le responsable film de la SFP, Paul Bonnefond, met en exergue les potentialités de ce système[17]. Obéissant à un principe d’automation, le marquage chronométrique permet d’accroître la rentabilité en assurant un maximum de fiabilité : la disparition du clap permet d’économiser de la pellicule, tandis que l’automatisation de la mise en relation de l’image et du son supprime certaines opérations manuelles (comme le piétage). En proposant en 1989 un double marquage, en code et en clair[18], Aaton s’adapte à l’évolution des pratiques et à la complémentarité des techniques film et vidéo[19] qui répond tout particulièrement aux attentes de l’industrie télévisuelle (téléfilms et séries télévisées), de la publicité, du film d’entreprise et, dans une moindre mesure, du cinéma documentaire[20].
