Marquage chronométrique - Texte 7
Processus d’industrialisation et mise en place d’une chaîne technique
À la suite de conférences, de salons d’exposition de matériels audiovisuels (Satis, Photokina, Film 77) et d’articles publicitaires dans des revues corporatistes, et sous l’impulsion de la sortie des nouveaux télécinémas et de l’évolution des formats vidéo et Super 16, le marquage chronométrique représente un enjeu de plus en plus important en termes économique et technique. En 1984, la société Aaton conçoit son propre code, et dépose un brevet à cet effet[14]. À cette époque, la société grenobloise collabore activement avec le nouveau laboratoire français Telcipro, pionnier dans les transferts film/vidéo, ainsi qu’avec l’Office national du film du Canada pour tester la fiabilité de son nouveau système. Forte de la vente de caméras en Chine, la société Aaton intègre son système de codage, nommé AatonCode, à sa nouvelle caméra 16 mm XTR, et propose à l’utilisateur les appareils complémentaires adaptés à la chaîne technique : une nouvelle horloge mère capable de synchroniser, avant ou en cours de tournage, les différentes caméras Aaton avec la plupart des enregistreurs sonores disponibles sur le marché; ainsi qu’un appareil de lecture, appelé Linker (puis Keylink)[15], qui, connecté à une machine de télécinéma, se charge de synchroniser automatiquement les bandes image et son, et d’insérer dans la vidéo les informations de l’AatonCode. Ces différents appareils sont également fabriqués en collaboration avec la télévision (BBC, TF1 ou encore CBS[16]), soucieuse d’accroître l’efficacité et la productivité de sa chaîne de travail.
