Marquage chronométrique - Texte 1
Si les premières expériences de « marquage chronométrique » datent du début des années 1970, inscrire des repères sur la pellicule est une préoccupation présente dès lors que le cinéma devient parlant. En effet, lorsqu’un film est tourné et monté sur deux supports distincts, il est nécessaire d’établir des correspondances entre l’image et le son. L’utilisation des magnétophones et de la bande magnétique[1] dans les années 1950 ainsi que l’émergence des pratiques de « cinéma direct » rendent ce problème d’autant plus crucial[2]. À la fin des années 1960, une fois le synchronisme obtenu au tournage par les techniques utilisant le quartz, l’étape suivante a consisté à automatiser le synchronisme lors de la postproduction. En effet, si le clap permet d’inscrire un repère, au début ou à la fin de chaque plan de prise de vues, lors du montage le synchronisme ne peut s’effectuer que manuellement, à la vue et au son, et cette opération devient encore plus délicate à l’intérieur de la prise elle-même.
Première expérience de marquage en clair
Le dispositif technique qui a permis d’asservir la caméra et le magnétophone à une horloge électronique (le quartz) et le marquage chronométrique relèvent du même imaginaire technique visant la stabilité du temps, l’automatisation et l’indépendance des machines : « Cette idée de base : c’était de rendre libres les machines en les synchronisant par le temps universel[3]. »
