Les haut-parleurs et l’immersion numérique - Texte 1

Lors de la généralisation du parlant, un seul haut-parleur était placé près de l’écran. Plusieurs tentatives ont été faites pour le positionner : sur un côté de l’écran, dans la fosse d’orchestre (puisque le haut-parleur remplace les musiciens) et finalement derrière l’écran. Mais, dans ce dernier cas, il fallait créer de nouveaux écrans avec de tout petits trous qui laissaient passer le son.

Du haut-parleur central on passa à plusieurs haut-parleurs, chaque fois qu’on a essayé un système multipiste. Par exemple en 1937, pour le film Deanna et ses Boys (One Hundred Men and a Girl, film musical de Henry Koster), sur une idée du chef d’orchestre Leopold Stokowski, le film est enregistré en multicanal. Mais, dans les salles, le son est resté mono. Il est encore compliqué d’installer plusieurs haut-parleurs pour restituer les différentes pistes sonores. Dans les années 1940, Disney est l’un des rares qui cherchent à innover avec le Fantasound. Le système de diffusion « stéréo » est installé dans différentes salles dans le cadre d’un « road show » qui va de ville en ville, uniquement pour la projection du film Fantasia (1940). Ce dessin animé a une musique enregistrée sur huit pistes optiques. La restitution dans la salle se faisait sur trois pistes avec entre 30 et 80 haut-parleurs placés sur le pourtour de la salle. La tournée du film eut lieu dans 13 villes des États-Unis.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/663519/4418

Date de modification de la fiche

2022-06-24

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