Celluloid - Texte 3

La difficulté première d’un dessin animé combinant personnages et arrière-plan s’avère bien évidemment de reproduire le décor pour chaque image, ce qui augmente la charge de travail de l’animateur, alors même que ces composantes visuelles n’évoluent nullement d’une image à l’autre. Lorsque Winsor McCay réalise son film Gertie the Dinosaur en 1914, il fait en l’occurrence appel à un assistant, John Fitzsimmons, qu’il charge de reproduire le décor de la caverne et du lac à chaque image, permettant à McCay de se focaliser exclusivement sur l’animation de sa créature. McCay inaugure ici un corps de métier singulier qui se développera à l’ère du cellulo, celui de « traceur ». Il s’agit pour ce dernier de retracer des dessins déjà produits sur des feuilles de papier calque ou sur des cellulos. Une telle répartition du travail annonce clairement la logique qui sous-tendra, à partir des années 1910, la structuration de l’industrie de l’animation, reposant sur la division des tâches. Mais elle témoigne surtout de la difficulté posée par le décor qui, on le voit, n’est pas immédiatement traité dans une logique « réaliste », puisqu’il se voit retracé de dessin en dessin, comme une partie intégrante de l’animation

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/63955v/2067

Date de modification de la fiche

2020-06-19
2022-10-12

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