Perceptions d’une pratique émergente aux États-Unis - Texte 5

Dans la même veine, le terme flash désignait un plan très court restant à l’écran juste le temps de créer une image furtive. Mais, avec quasiment pour seul trait définitoire sa brièveté, le flash était régulièrement confondu avec le cut-back. Sur le plan étymologique, les deux termes se rejoignent également dans celui de flashback, qui signifie « retour en arrière », bien que ce dernier terme était à l’occasion utilisé sans signification temporelle, comme simple synonyme de cut-back. Parmi les autres termes utilisés, on trouve aussi celui de switch-back (construction en « allers-retours »), qui indiquait la coprésence de lignes d’action parallèles, et celui de vision, qui dénotait l’insertion d’une rupture chronologique.

Tandis que la presse spécialisée se faisait le reflet du recours de plus en plus fréquent à un éventail de procédures de montage dans l’industrie cinématographique, tout en essayant d’en circonscrire les meilleurs usages, les commentateurs étaient scindés en deux camps : certains encensaient les films qui utilisaient le cut-back avec brio, tandis que d’autres fustigeaient les réalisateurs qui abusaient de ce procédé, ce qui, comme l’écrit Clarence J. Caine, en faisait à la fois « une bénédiction et un fléau[2] ». Cependant, tant que ces procédés étaient utilisés à bon escient – comme de simples moyens d’arriver à une fin –, ils étaient approuvés.

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