De quoi la KMT est-elle le prototype ? - Texte 4

La KMT est bruyante, elle n’est pas reflex et ne propose aucun dispositif particulier facilitant le synchronisme. Rien d’étonnant à cela : la KMT est l’adaptation d’une caméra militaire, la KMO, conçue à partir du corps d’un appareil de prise de vues produit pour des applications industrielles par Éclair, la GV 16. Cette cinémitrailleuse, destinée à être installée dans les ailes d’avions pour faire une photographie de chaque impact de balle, n’avait pas besoin d’être silencieuse. Conçue pour être synchronisée avec le fonctionnement d’une mitrailleuse, elle n’a pas de visée. Pour qu’elle soit utilisable par les cinéastes, André Coutant a adapté au corps de la caméra un magasin de 120 mètres afin de filmer dans la durée, et il a équipé cette caméra aveugle d’un objectif Pan Cinor. Dans cette optique, la visée est intégrée à l’objectif, ce qui permet de cadrer aussi précisément que le permet une visée reflex, mais ce système à prisme, qui peut être installé sur toute caméra, réduit la quantité de lumière. Le magasin adapté par Coutant présente des bobines débitrices et réceptrices placées verticalement. Il est volumineux et obstrue en partie la vue de l’opérateur, alors que le principe du magasin co-axial utilisé pour l’Éclair 16 rend la caméra très compacte sur l’épaule de l’opérateur. La KMT est plus petite et plus légère (3,5 kg selon Michel Brault) que l’Éclair 16 (dont le corps pèse 6 kg) parce que l’Éclair intègre une visée reflex (et donc un obturateur à miroir tournant).

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/59509t/2439

Date de modification de la fiche

2020-11-25

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