Caméras à l’écran, miroir de la pratique cinématographique - Texte 5

Il ne fait pas de doute que représenter un appareil implique de prendre en considération un contexte pratique d’opération, tout comme les gestes qui lui sont liés : dans le cas de la caméra, cela nous mène de l’iconique tour de manivelle du cinéma muet aux envols des grandes grues, en passant par les caméras portées. La place occupée par la machine dans un film et les significations dont elle peut être porteuse sont de ce fait étroitement tributaires du contexte représenté, et également de la période et de l’aire géographique où l’œuvre a été réalisée.

Dans les premières décennies du XXe siècle, il est rare que la situation de tournage en studio soit thématisée. Les représentations des caméras à manivelle contemporaines de leur usage correspondent donc plutôt à l’activité des opérateurs d’actualités, comme dans le film de Charlot déjà mentionné ou, toujours dans le registre du comique, The Cameraman (Edward Sedgwick et Buster Keaton, 1928). Ici, en plus des tours de manivelle, un autre geste s’affiche, avec toutes ses retombées burlesques : celui de plier le trépied en bois et de transporter la caméra en l’appuyant sur son épaule, généralement en vitesse, pour aller enregistrer une actualité brûlante.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/567778/6388

Date de modification de la fiche

2024-06-27

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