Histoire du son immersif au cinéma - Texte 1

Il est important de rappeler ici, et avant tout développement sur les systèmes sonores immersifs, les difficultés rencontrées par l’industrie afin d’obtenir un son de qualité suffisante, c’est-à-dire permettant une reproduction fidèle avec un taux d’intelligibilité acceptable pour toutes les places du cinéma. Le système sonore devait être économique et pratique. Les solutions à disques séparés, comme le Vitaphone introduit dès 1926 ou le système Gaumont-Petersen-Poulsen de 1928 à son optique séparé, se sont avérées d’un coût très élevé et ont été rapidement abandonnés par l’industrie. La solution d’une piste sonore étroite sur la même bande que l’image (inaugurée par la Fox Film Corporation en 1927 avec le film L’aurore de Friedrich Wilhelm Murnau) se généralisa pour les productions courantes, alors qu’à l’époque, seul un système double bande permettait une qualité suffisante pour une véritable immersion sonore grâce à plusieurs haut-parleurs. Toutefois, dès 1934, les progrès technologiques dans le domaine de l’enregistrement sonore allaient simplifier les systèmes de son immersifs, car la piste sonore conventionnelle (sur une bande) des copies d’exploitation convenait. Le projectionniste devait simplement actionner à un moment donné un interrupteur qui dirigeait le son du film vers un circuit d’amplificateurs et de haut-parleurs arrière.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Verscheure, Jean-Pierre

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/526706/3879

Date de modification de la fiche

2022-03-07

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