Les scènes phonocinématographiques, cinéphonographiques et les phonoscènes - Texte 5

Les premières « scènes cinéphonographiques » n’ont aucun système de synchronisme au moment de la prise de vues. On se limitait à donner à « entendre et voir », comme l’indiquait une affiche de Pathé. Jacques Marette, qui était chargé de suivre entre autres les questions de « synchronisme », l’expliquera d’ailleurs clairement : « Au début, quand on ne possédait pas encore d’appareils pour assurer le synchronisme, on procédait ainsi : un simple récepteur de téléphone communiquait le son du phonographe à l’opérateur qui se trouvait dans la cabine. L’opérateur actionnait le son, appareil de projection à la main, et son habileté consistait à faire suivre l’image ». Ce n’est qu’une copie du système manuel déjà adopté par le Phono-Cinéma-Théâtre. Le catalogue Pathé de 1905 donne une description détaillée de ce système permettant de surmonter les obstacles dus à la combinaison complexe du phonographe et du cinématographe, qui empêche « la vulgarisation complète du procédé ». Il s’agit d’adopter la « solution la plus naturelle, c’est-à-dire la commande indépendante des deux appareils. Quelques répétitions suffisent à l’opérateur (qui actionne le cinématographe à la main), pour régler ses projections à la vitesse invariable du phonographe[4] ». Nous le voyons bien, c’est le même principe de deux appareils séparés hérité des auditions phonographiques. Même l’un des systèmes considérés parmi les plus performants ne parviendra pas à se détacher de ce modèle.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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Identifiant

ark:/17444/43779z/3798

Date de modification de la fiche

2022-10-11

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