Vers un seul support pour les sons et les images : l’oscillographe et ses suites - Texte 5
Il faudrait également rappeler les recherches du Suédois Valdemar Poulsen, qui, dès 1899 (alors qu’il est ingénieur à la Compagnie des téléphones), réalise un appareil, le télégraphone, par lequel, grâce à un petit électroaimant, on pouvait enregistrer les sons sur un fil d’acier. Ce sont là les prémices du futur enregistrement magnétique, système qui sommeillera pendant 30 ans, pour retrouver sa gloire après 1948, lorsque l’enregistrement magnétique devient le procédé privilégié du cinéma sonore. Ces quelques recherches de base donneront une impulsion extraordinaire aux travaux suivants. En moins d’une décennie (entre 1919 et 1926), le système de synchronisme son/image est finalement trouvé par une poignée de chercheurs appuyés et vivement encouragés, cette fois-ci, par de grandes sociétés de production : Tri-Ergon en Allemagne, Fox, Western Electric et Warner Bros aux États-Unis, et la firme franco-suédoise Gaumont-Petersen-Poulsen.
Au terme de ce parcours, nous pouvons conclure que les avancées les plus déterminantes sont dues aux chercheurs qui, par « hasard », car leur but était autre (la connaissance des propriétés du sélénium, le comportement des courants alternatifs), ont apporté le principe de la solution définitive de l’enregistrement sonore photographique.
