Vers un seul support pour les sons et les images : l’oscillographe et ses suites - Texte 4
Les premiers travaux dont l’objectif est manifestement la recherche d’un dispositif permettant l’enregistrement simultané des sons et des images sont dus à deux Français, Henri Joly et Eugène Lauste, qui, séparément, brevetteront deux procédés destinés « à l’enregistrement du son pendant que, simultanément, on enregistre le mouvement au moyen du cinématographe[9] ». Néanmoins, pour l’instant, il ne s’agit que de brevets. En outre, nous sommes déjà en 1905 pour Henri Joly (brevet n° 361373, demandé le 13 avril 1905, système d’enregistrement phonographique par la lumière[10]) et en 1906 pour Eugène Lauste (Lauste, Haines et Pletts, brevet n° 18057, délivré le 10 août 1907, « A New and Improved Method of Means for Simultaneously Recording and Reproducing Movements and Sounds »)[11].
Les années 1910-1920 sont celles de la mise au point du film sonore, et bien d’autres brevets défileront : aux noms que l’on vient de citer, il faut ajouter ceux de Haines et J. Saint-Vincent (brevet n° 18057 « Nouvelle méthode perfectionnée d’enregistrement et de reproduction simultanée des mouvements et des sons »); celui de Lee De Forest, à qui on doit l’invention en 1907 de la lampe « Audion », permettant l’amplification du signal sonore ; les travaux sur les cellules photoélectriques que Theodore W. Case poursuivait depuis 1911 et qui aboutiront au brevet déposé en 1917 (n° 1309181) portant sur une nouvelle cellule à sulfure de bismuth et baptisée « Thalofide ».
