Vers un seul support pour les sons et les images : l’oscillographe et ses suites - Texte 1
Dès 1886, aux États-Unis, Leo Bock imagine un procédé d’inscription, sur pellicule, d’une piste optique destinée à garder la trace des oscillations sonores (brevet du 4 décembre 1886). Par ce système, on devrait obtenir un tracé à densité fixe[1]. Toujours de l’autre côté de l’Atlantique, quelques années plus tard, en 1900, « l’inventeur » Edmond Kuhn (constructeur d’appareils de prise de vues et de projection, entre autres) réussit, grâce à un diaphragme à miroir, une série de lentilles et une lampe à incandescence, à fixer sur un film cinématographique le son provenant d’un phonographe relié à un récepteur téléphonique[2]. Avant celui-ci, l’un de ses compatriotes, Charles Edgar Fritts, dépose en 1880 un brevet de 36 pages[3] qui fait le point sur les différentes méthodes permettant la photographie des sons et d’autres phénomènes variables : « Recording and reproduction of pulsations or variations in sounds and other phenomena ».
