Le storyboard, l’animatique et autres outils de prévisualisation expérientielle - Texte 3
Outre le scénarimage et l’animatique, un metteur en scène peut choisir de prévisualiser le film au moyen de photographies (photoboards) ou de répétitions enregistrées par vidéo qui feront l’objet d’un montage simulant celui de l’œuvre envisagée. Le réalisateur peut également faire appel à des maquettes ou à des modèles réduits reproduisant les décors du tournage, et effectuer l’exploration des permutations possibles du découpage technique au moyen d’une caméra miniature. Il est à noter que ces diverses formes de prévisualisation peuvent coexister au sein d’un même projet de grande ampleur, comme les longs-métrages inspirés de la trilogie de Tolkien Le seigneur des anneaux (Peter Jackson, 2001-2003)[4].
Même si un monteur utilise parfois des photoboards créés à partir des prises choisies pour peaufiner ses assemblages des scènes d’un film[5], la prévisualisation a longtemps été presque exclusivement associée à la phase de préproduction. Aujourd’hui, elle tend à s’étendre à l’ensemble de la chaîne de fabrication audiovisuelle, particulièrement dans le cas des superproductions hollywoodiennes, qui emploient de nombreux intervenants dont les activités s’effectuent souvent à des moments et en des lieux différents.
