Les années 1950 et 1960 : l’âge d’or du cinéma immersif - Texte 4B

Quelques procédés furent également proposés en Europe, par exemple le Techniscope (mis au point en 1960 par Technicolor Italie), qui fut notamment employé par Sergio Leone pour son film Le bon, la brute et le truand (1966). Un autre procédé américain, lancé par la Paramount en 1954, va se distinguer : le VistaVision. La Paramount misait davantage sur la définition et la profondeur de l’image. Il s’agissait d’utiliser de la pellicule 35 mm, mais, contrairement à la norme, avec un défilement horizontal et non vertical, et avec une image à huit perforations au lieu de quatre. Cela permettait d’utiliser une surface d’image plus étendue sur la pellicule et, ainsi, d’obtenir un format de projection plus élevé qu’avec du 35 mm vertical, à savoir un ratio de 1,5:1 (puis, selon les cas, entre 1,66:1 et 2:1). Aussi, ce format était moins rectangulaire, moins étendu que les précédents, ce qui correspondait davantage aux attentes de cinéastes comme Alfred Hitchcock, qui trouvait l’image CinemaScope trop large. Il tourna notamment La mort aux trousses (1959) avec le procédé VistaVision. Là encore, ce procédé nécessitait que les salles adaptent leurs projecteurs (ici, à la projection par défilement horizontal). Ainsi, peu de films ont été réalisés en VistaVision. Toutefois, comme la pellicule 70 mm, ce procédé a longtemps été utilisé pour l’incrustation d’effets spéciaux[4].

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Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

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© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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Date de modification de la fiche

2025-07-11

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