Les années 1950 et 1960 : l’âge d’or du cinéma immersif - Texte 5
Par ailleurs, rappelons que la plupart de ces dispositifs immersifs ne se contentaient pas de proposer une image plus grande. Même si les discours publicitaires mettaient l’accent sur les dimensions de l’image, ces dispositifs intégraient souvent d’autres techniques : systèmes sonores stéréophoniques multicanaux, accélération de l’image, projection sur écran courbe, etc. Par exemple, à ses débuts, le Todd-AO proposait, en plus d’un format large obtenu avec la pellicule 70 mm, un système sonore multicanaux avec six pistes, une projection sur écran courbe et un défilement de la pellicule à 30 images par seconde. Souvent, comme ce fut le cas pour le Todd-AO, la projection sur écran courbe et les défilements accélérés furent vite abandonnés. Il était déjà difficile pour les exploitants d’acheter des projecteurs 70 mm et d’équiper leurs salles avec de nouveaux systèmes sonores, très peu pouvaient, en plus, s’équiper d’écrans courbes et faire des modifications pour adapter les projecteurs à un défilement accéléré. Précisons aussi que la technique du relief était rarement couplée avec un format large; l’un ou l’autre étaient proposés séparément.
