Perception d’un temps plus court par la rapidité du tempo - Texte 2

La conduite musicale étant déterminante, tous les autres flux privés de ce tronc apparaîtraient comme dépossédés de leur essence, et la scène dans son ensemble au mieux bancale et au pire interminable.

Musique narrative au second plan, diluant les contours de la scène

Cette fois légèrement en retrait des actions ou des dialogues, la musique peut irriguer le film d’une continuité rythmique sous-jacente au flux narratif, comme dans l’ouverture de Raiders of the Lost Ark (Steven Spielberg, 1981), qui ne posséderait pas la même aura mystérieuse sans l’allure chaloupée, exotique et intrigante de la musique de John Williams, dont la mélodie produite par la flûte alto et le basson, incantatoire mais pourtant incertaine, annonce un ennui là où on l’attend le moins. Au même titre que les mouvements de caméra, on peut y deviner une préfiguration du serpent, à la fois symbolique de la fourberie du traître, de son caractère rampant et discret, et de la grande peur qu’a Indiana Jones de cet animal se faufilant dans la végétation tropicale.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/18474s/6292

Date de modification de la fiche

2024-04-19

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