Le passage au parlant : son sur piste optique et micros - Texte 3
Les réussites des sketches, courts-métrages présentés en première partie, poussent les studios à en faire des longs avec des séquences parlées. En mai et juin 1928, toutes les compagnies hollywoodiennes ont décidé de passer au son. Il reste quelques petites compagnies qui tournent encore des films muets. L’arrêt de la production de muets se fait progressivement, et on continue de distribuer ces films, pour les salles non équipées, jusqu’au milieu des années 1930. La généralisation du parlant se répercute dans tous les pays producteurs de films, avec des décalages plus ou moins importants, jusqu’au milieu des années 1930. En France, les studios sont tous transformés au cours de l’année 1930. Au Japon, cela se passe autour de 1936. L’ensemble du matériel utilisé dans les studios doit être adapté. Les décors doivent être insonorisés. On met des sacs de sable sous les planchers pour éviter les résonances intempestives, par exemple. Les caméras sont « blimpées » avec une énorme caisse qui empêche d’entendre le ronronnement du moteur. De nouvelles caméras insonorisées sont également proposées dès 1929[3]. Les lampes à incandescence, silencieuses, commençaient déjà à être installées avant la transition. Le passage au parlant a accéléré ce processus. De la même façon, les pellicules utilisées ne sont plus les mêmes, en lien avec le changement des lumières. La pellicule panchromatique se généralise au moment où les projecteurs grésillants sont remplacés par des lampes silencieuses. Ce qui entraîne aussi un changement du matériel de maquillage. Mais, surtout, un nouvel équipement apparaît sur les plateaux : le microphone.
