Le passage au parlant : son sur piste optique et micros - Texte 2

Ce moment, survenu autour de 1927-1928 aux États-Unis et entre un et huit ans plus tard dans les autres pays, fut un choc peu agréable pour beaucoup de critiques habitués à faire l’éloge des films silencieux. Le public, lui, fut immédiatement enthousiasmé par les films 100 % parlants[2]. Deux systèmes principaux sont en concurrence. Si les premiers longs-métrages sonores et parlants largement distribués utilisent un système de son sur disque (Vitaphone de la Warner, 1926-1931), assez vite (dans les grandes salles des grandes villes des États-Unis) le système de son optique s’impose. Dès septembre 1927 – soit un mois avant la sortie par Warner du Chanteur de jazz (The Jazz Singer) d’Alan Crosland, synchronisé sur disque –, Fox sort L’aurore (Sunrise) de Friedrich Wilhelm Murnau, un film sonore avec une piste optique (système Movietone). Ce film propose une musique du début à la fin, des bruitages et des cris. La Fox équipe toutes ses salles pour le son Movietone dès la fin septembre 1927. Cela permet de faire écouter (et voir) les actualités Fox-Movietone en première partie de programme, même quand le film qui passe ensuite est muet. La Fox produit très vite de nombreux reportages avec du son et des dialogues, de même que des courts-métrages comiques ou musicaux (faisant concurrence à la Warner et à ses Vitaphone Shorts, sur disque, chantés ou musicaux). Le nouveau Roxy, cinéma ouvert à New York en mars 1927, propose à ses 6 000 spectateurs des films synchronisés avec système sur disque et sur piste optique. Des films muets ressortent accompagnés d’une piste optique avec son synchrone.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

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© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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ark:/17444/181291/4699

Date de modification de la fiche

2022-10-17

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