Opacité de la représentation du balayage 3D et de la capture de mouvement au cinéma - Texte 10
La dématérialisation du corps du protagoniste s’avère en outre filmée sous plusieurs angles, indice esthétique de la volumétrie de la numérisation qui suggère à nouveau que la « captation » est aussi une « capture »[6]. Or, la question du contrôle soulevé par cet imaginaire visuel du début des années 1980 se repose lorsque, 20 ans plus tard, motion et performance capture – justement basées sur la numérisation volumique – ouvrent une nouvelle voie à la fabrication des films, mais suscitent une inquiétude grandissante quant à la maîtrise accrue du cinéaste sur l’objet-film[7]. La prestation des acteurs y est en effet d’abord captée numériquement, sous tous les angles, et encodée dans un espace virtuel à trois dimensions dans lequel une caméra virtuelle est positionnée a posteriori.
