Opacité de la représentation du balayage 3D et de la capture de mouvement au cinéma - Texte 7

Par la suite, le modèle de synthèse issu de la captation est présenté sur un écran qui affiche, entre autres, un ratio de « parallaxe », induisant l’effet d’un changement dans la position d’un observateur face à un sujet. Il s’agit donc surtout ici d’insister sur la tridimensionnalité de cette captation, que retranscrit difficilement une prise de vues traditionnelle, fondamentalement plate : la mise en scène est pensée pour traduire cette spécificité du balayage numérique, avant tout enjeu de documentation du dispositif lui-même. Au-delà de l’hyperréalisme révolutionnaire de l’imagerie proposée par ce film en 1981, on note surtout ici un hiatus entre la précision du vocabulaire employé pour numériser le corps, et l’impression de magie résultant de ce processus, dont les modalités techniques sont en réalité laissées dans l’ombre. Ce hiatus est finalement là pour servir l’impression d’une technologie trouble, néfaste et condamnable, qui donne le sentiment de séquestrer le corps de ceux qui en font l’expérience, à leur insu.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/177889/6415

Date de modification de la fiche

2024-07-04

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