Opacité de la représentation du balayage 3D et de la capture de mouvement au cinéma - Texte 6
L’intensité grandissante de l’obscurité rend le corps de plus en plus indiscernable, soumis à ces lignes de balayage qui finissent par le définir, à la manière des corps défigurés de Marey, réduits aux bandes réfléchissantes positionnées sur leurs membres par ailleurs vêtus de noir, en vue d’en faire ressortir les points d’articulation. Le corps se dérobe à l’image, ou plutôt « se voit dérobé », comme en témoigne la troublante plaisanterie du personnage féminin qui compare cette séance de mise en registre numérique la détaillant d’une manière quasi chirurgicale à une sorte de viol de son intimité.
Type de document (média)
Texte nativement numérique
Créateur
Contributeur
Éditeur
TECHNÈS
Date de diffusion
2024
Langue
fr
Format
text/html
Droits
© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.
Licence
Identifiant
ark:/17444/177889/6414
Date de modification de la fiche
2024-07-04
