Avant Paillard - Texte 3

Conçu pour la pellicule 35 mm, l’appareil de Boolsky doit bientôt céder la place à des modèles adaptés au nouveau format substandard que l’entreprise Kodak destine à l’amateur, le 16 mm (1923). Toujours à Genève en 1927, Boolsky dépose la marque Bolex pour développer des appareils 16 mm de captation et de projection, notamment les caméras Bolex Ciné-Auto A et B – les premières du nom. La campagne promotionnelle repose largement sur les vendeurs, comme l’illustrent les publicités diffusées par la revue suisse Camera de juillet à septembre 1930 avec pour slogan « Man filmt heute mit Bolex » (« On filme aujourd’hui avec Bolex »). Si le succès commercial n’est cette fois encore pas au rendez-vous, Boolsky doit l’échec des appareils Bolex à des problèmes de conception qui en entravent le bon fonctionnement. Poursuivant l’idéal d’un cinéma libéré du poids et de la contrainte de la technique, l’inventeur a toutefois ouvert la voie en Suisse à une conception de l’appareil fondée sur la portabilité et l’automatisme. Ce qui n’était au départ qu’une conjecture hasardeuse devient une réalité économique au tournant des années 1930. Œuvrant en faveur d’une organisation en clubs, Boolsky voit ses idées se vérifier dans l’apparition d’une nouvelle sorte de cinéaste, le « ciné-amateur ». Il en fait l’heureux constat dans La Revue de Lausanne du 5 juillet 1934 : « le cinéma est entré dans le domaine des larges possibilités et aujourd’hui quiconque peut faire du cinéma, au même titre qu’il aurait pu, il y a quelques années déjà, faire de la photographie[3] ».

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/14365d/2360

Date de modification de la fiche

2020-12-15
2022-09-02

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