Introduction - Texte 2
Par conséquent, la migration des gestes, de l’opérateur de prise de vues et de l’opérateur de projection aux techniciens de laboratoire, a été un processus complexe, préalable à l’avènement du métier de monteur. Il y aurait donc eu un certain nombre de pratiques (ou d’actions, de « faire ») à la base des diverses techniques ayant contribué à l’émergence du montage, après une époque (depuis les débuts jusque vers 1910, disons) pour laquelle il serait plus judicieux de parler d’assemblage que de montage.
Les pratiques du couper et du coller se sont assez vite stabilisées, contrairement aux outils qui les accompagnent et plus encore à l’organisation sociale qui les encadre. Ces pratiques, ce sont des technèmes[1], soit des « fonctions techniques minimales » qui découlent de l’interrelation entre un agent (monteur/monteuse, ouvrière/ouvrier, opérateur de projection, etc.), un instrument (colleuse, ciseaux, colle, etc.) et un faire (couper et/ou coller ), au moment où l’on s’occupe de l’assemblage d’une bande[2].