Le bruit blanc - Texte 1
Lorsque l’on parle de « bruit blanc », c’est souvent pour faire référence à un sifflement causé par un problème technique que l’on espère pouvoir éliminer. Cela dit, comme d’autres techniques employées dans le « glitch art[1] », la création et la manipulation de ce type de sifflement ont aussi une fonction artistique quand celui-ci est sorti de son contexte initial. Le sujet de cette partie est de définir ce que l’on entend par bruit blanc, d’explorer la technique requise pour créer un tel bruit et de comprendre ses usages dans un contexte artistique. Plus précisément, nous nous intéressons à la manière dont ce type particulier de glitch peut passer du statut où il est considéré comme une simple erreur sonore à celui où il fait partie des sons intégrés à une création. Nous commençons donc par définir la notion de bruit blanc et recenser les usages multiples qui peuvent en être faits. Pour ce faire, nous adoptons une approche qui relève de l’analyse des discours. Par la suite, nous montrons comment créer des bruits blancs à partir d’un circuit électrique. Dans cette sous-partie, c’est le fonctionnement d’appareils qui est étudié. Enfin, nous expliquons comment des bruits blancs sont intégrés dans des bibliothèques en ligne de sons relevant du glitch et pouvant être utilisés dans des créations sonores. Il s’agit alors de se pencher sur les pratiques.
Le bruit blanc : définition et usages
Débutons par une question simple : qu’est-ce qu’un bruit blanc? Ce dernier est défini comme étant « une tonalité générée de façon aléatoire [et] combinant toutes les fréquences sonores simultanément. On peut imaginer un concert où les musiciens joueraient chacun un son de même intensité avec une fréquence légèrement différente.[2] »
