L’histoire matérielle d’un film nitrate, première partie : l’exploitation - Texte 6

Il y a ici une leçon à tirer : le format de la pellicule a de l’importance, mais sa génération compte aussi lorsqu’on compare différentes versions d’un même titre. Les copies produites pour la distribution non commerciale sont peut-être les plus intéressantes dans le cas des films muets, car elles ont des chances d’être en nettement meilleur état que des copies 35 mm beaucoup plus récentes incomplètes ou abîmées.

Dans leur quête des meilleurs éléments possibles d’un film, les institutions patrimoniales considèrent à la fois la qualité visuelle et la génération. Les négatifs caméra sont généralement les objets les plus convoités, mais ils ne fournissent aucune indication quant au teintage ou au virage des films, ou encore sur l’utilisation de pochoirs, des techniques de colorisation dont seules les copies d’exploitation témoignent. Avec raison, les conservateurs sont ravis lorsqu’ils trouvent des copies tirées directement à partir des négatifs caméra, car l’image est plus nette. Dans bien des cas, la génération de la copie peut aussi être déduite des manchettes gauche et droite de la pellicule, où les perforations des générations antérieures de négatifs et de positifs sont parfois rephotographiées lors de la reproduction, et donc partiellement visibles sous forme de silhouettes.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/08553s/4374

Date de modification de la fiche

2022-07-31

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