Fonctionnement interne et collaborations au sein de la société Aaton - Texte 5
Il y a deux bureaux d’étude : le premier en mécanique, chargé de dessiner les caméras notamment, le second en électronique. Le rôle de ces bureaux était d’effectuer des recherches pour mettre au point différents procédés techniques visant à créer des appareils, puis à en améliorer les performances. Ils sont composés de prototypistes, de techniciens, d’ingénieurs en électronique ou en mécanique, selon leur spécialité. Environ 20 à 25 % du chiffre d’affaires est dédié à ces bureaux d’étude, ce qui permet à Aaton d’investir dans de nombreux projets. Selon Bernard Rivoire, Jean-Pierre Beauviala peut avoir jusqu’à dix nouvelles idées de recherche par semaine. Les ingénieurs s’attellent à la tâche et, bien souvent, une de ces recherches se révèle fructueuse. Par ailleurs, un local de maintenance, tenu par Bernard Dechaumel, s’occupe des demandes très spécifiques : réviser une caméra pour qu’elle fonctionne à des températures extrêmes, préparer des projets de caméras capables d’aller dans l’espace, etc. Il n’y a pas d’échoppe au sein des usines, tous les appareils étant précommandés avant d’être envoyés par le service d’expédition à leur commanditaire.
Les employés d’Aaton qui travaillent au développement de nouveaux appareils reçoivent occasionnellement la visite d’un opérateur, mais ils peuvent également se rendre sur les plateaux de tournage pour comprendre les spécificités du travail collectif propre à la création cinématographique[3] et, bien sûr, constater in situ la fonctionnalité des appareils. La taille modeste de l’entreprise et le désir de Beauviala de ne jamais perdre le contact avec le monde du cinéma ont considérablement facilité ces échanges : cette proximité a joué un rôle majeur dans la reconnaissance d’Aaton à l’échelle nationale et internationale.
