Histoire de la stéréoscopie au cinéma - Texte 7
Depuis cette date, les films d’action à gros budget, et certains autres (La grotte des rêves perdus, Werner Herzog, 2010; Pina, Wim Wenders, 2011; ou Adieu au langage, Jean-Luc Godard, 2014), sortent régulièrement en 3D. Certains effets sont mis en valeur. D’autres, au contraire, ne sont presque plus utilisés. L’effet de jaillissement, qui était mis en vedette par les publicités des années 1950 ou 1980, n’est presque plus utilisé dans les années 2010. À l’inverse, les « effets de chute », de « vol » dans les airs ou bien l’impression d’entrer dans un tunnel (qu’on peut appeler « effet vortex ») sont devenus très courants[7]. Dans Gravity (Alfonso Cuarón, 2013), le spectateur a l’impression de flotter dans l’espace, sens dessus dessous. Dans Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne (Steven Spielberg, 2011), les gerbes d’eau semblent éclabousser le spectateur. La fenêtre stéréoscopique est mise en valeur par les « effets de volume », quand des flammèches, des bulles d’eau ou de la poussière flottent à l’avant-plan. L’effet le plus courant est celui de la profondeur de champ accentuée. Il permet de rendre plus impressionnantes les villes imaginaires des films spectaculaires, comme dans les films de superhéros, genre cinématographique friand de 3D.
