Histoire de la stéréoscopie au cinéma - Texte 4

Le CinemaScope et tous les systèmes d’écran large qui se développent ensuite participent à l’affaiblissement de la 3D. Les contraintes pour les projectionnistes (faire démarrer chaque bobine en même temps sur deux projecteurs) et les difficultés de réglage rendent peu à peu le système impopulaire. Progressivement, seuls quelques producteurs visant un public de niche continuent de faire des films en 3D, des films de kung-fu comme Dynasty (production Taïwan et Hong Kong, 1977), ou d’horreur comme De la chair pour Frankenstein (Paul Morrissey, 1974). Avec la fin des différentes formes de censure, des films érotiques ou pornographiques se multiplient et certains sont en 3D. Ainsi, The Stewardesses, d’Alan Silliphant, serait un des films les plus rentables jamais produits. Il n’a coûté que 100 000 $, mais en a rapporté plus de 25 millions, dès 1970. Il est ressorti de nombreuses fois avec des montages différents, mais chaque fois en relief, pendant une dizaine d’années.

Au début des années 1980, on vit une nouvelle vague de la 3D avec des films d’horreur (Parasite, Charles Band, 1982; Jaws 3-D, Joe Alves, 1983) ou de science-fiction (Le guerrier de l’espace, Lamont Johnson, 1983). Ce qui relance cette mode est le succès étonnant d’une parodie de western spaghetti (Comin’ at ya!, Ferdinando Baldi, 1981). Ce film a été tourné avec un système de deux images en Techniscope placées l’une au-dessus de l’autre, sur une seule pellicule 35 mm. Ce principe est économique et a bien fonctionné. Le film aurait coûté 2,5 millions de dollars et en aurait rapporté plus de 12.

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Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

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© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

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ark:/17444/013715/3848

Date de modification de la fiche

2022-03-04

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