Coller - Texte 5
Pour réunir les bouts de films et les faire tenir ensemble, ceux parmi les fabricants de vues qui étaient aussi fabricants d’appareils ont très tôt conçu et commercialisé les instruments dont ils avaient besoin. Ainsi de la colle, qu’ils ont perfectionnée afin d’obtenir des collures aussi solides que possible et de limiter les nouvelles cassures.
Ainsi aussi du réparateur de film, dont la planchette à griffes est intégrée aux presses à coller dès au moins 1901 et dont l’innovation majeure consistait en l’ajout de volets « presseurs », de façon à assujettir les deux bouts de pellicule pour qu’ils fassent corps avec la base de l’instrument, facilitant du même coup l’opération de grattage. L’utilisation de pareils instruments permettait davantage de précision que le collage fait à la main et était susceptible de rendre la collure moins visible à la projection. Les instruments se transformeront au fil du temps, dès lors que les besoins des monteurs et monteuses deviendront plus nombreux et plus pressants. Il sera notamment bientôt nécessaire d’avoir un accès visuel clair au contenu des blocs d’images que l’on veut ou que l’on doit raccorder les uns aux autres pour effectuer le montage.