Coller - Texte 2

De fait, le principe de réparation a été capital pour l’avènement du montage, tant pour la définition de certains technèmes à la base des opérations qu’il suppose que pour l’invention d’instruments d’une relative précision.

Les collures de raccommodage, dont les causes sont accidentelles, étaient effectuées sur les lieux mêmes où l’on montrait les films. Au cours des premières années d’exploitation des vues animées, les exhibiteurs ont aussi eu à utiliser leur réparateur de film pour coller, les unes à la suite de l’autre, des vues entières (quoique courtes – environ 20 m, pour une durée de moins d’une minute), de façon à pouvoir projeter sans interruption la dizaine de bandes qui composaient habituellement les programmes. Dans pareil cas, les collures étaient bien évidemment effectuées de manière délibérée.

Le film repairer était utilisé pour exécuter ce que nous appellerons un aboutage de vues, une procédure qui est vite devenue une nécessité pour l’opérateur de projection, qui assemblait par simple apposition la série de vues (normalement indépendantes les unes des autres) constituant telle ou telle séance de projection, seule façon de dispenser le spectateur de lassantes attentes intermittentes entre deux vues (ce dont on se plaignait parfois à l’époque).

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ark:/17444/01030g/6555

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